Il est bon d’écouter les visionnaires


nauges HECDepuis quelques temps, suite à notre rencontre du mois de décembre 2012, me trottait dans la tête l’idée d’inviter Louis Naugès à participer dans le cadre du Mastère MSIT d’HEC à un témoignage. Chose faite en cette veille de Saint Valentin.

Louis Naugès et le cloud

Beaucoup de lecteurs de blog dédiés aux systèmes d’informations connaissent Louis Naugès. Simple rappel, le personnage est haut en couleur et comme tout évangéliste qui se doit, il n’hésite pas à jouer la provocation pour marquer les esprits. Oui, car il est bon de le préciser Louis Naugès fait partie de ces êtres qui arrivent à avoir une vision. Peut-être pas dans les innovateurs purs, mais en tout cas dans les premiers adeptes (je vous renvois vers la courbe de diffusion de l’innovation de Rogers). Il nous a présenté quatre points majeurs de sa vision : la rupture due au cloud computing, les tendances 2015 en infrastructures, les usages professionnels du Saas et la révolution industrielle informatique (R2I). L’idée n’est pas ici de développer ces points, il le fait bien mieux que moi, mais bien de rebondir sur les réactions suscitées par l’intervention, parce qu’après tout, ce qu’il énonce est peut-être notre avenir.

Les belliqueux

La première réaction la plus évidente, est potentiellement l’agnosticisme. Non seulement la personne s’oppose au discours, mais essai par des arguments curieux de retourner une partie de son entourage. Transposé au monde de l’entreprise, c’est un peu comme si un utilisateur organise un meeting sous Doodle, ou il invite entre autre son DSI, dont la principale préoccupation réside dans le fait d’entretenir le système de paie et de comptabilité. Il est flagrant de voir, à mon sens, l’ornière dans laquelle se met cette catégorie de personne. C’est un peu comme nier l’évidence, la problématique n’est plus de savoir si c’est bien ou pas, si nous y allons ou pas. Nous y sommes, et ceux qui n’iront pas se mettront progressivement en marge.

Les dubitatifs constructifs

Cette deuxième catégorie regroupe un bon tiers de l’auditoire. Une population à la fois dubitative mais quelque part dérangée dans sa zone de confort, qui se dit que quelque chose est en train de se passer, quelque chose d’impalpable, mais dont l’inconscient commence à saisir la portée. A ne pas en douter, cette population, dans les mois où les années à venir, s’autorisera à rêver de ces solutions parce qu’elle l’aura entendu ce soir là, dans la bouche d’un visionnaire.

Les persuadés planificateurs

Autre population intéressante, ce sont ceux qui sont déjà convaincu du bien fondé de la théorie et de l’usage présenté, mais qui n’ont pas encore franchi le pas, ou bien que partiellement. Un peu comme une personne qui regarde avec envie l’iPhone depuis quelques mois en vitrine chez Apple, mais qui répond au téléphone sur son Nokia de base. Il va sauter le pas, c’est sur, il va le faire, mais ‘quand’ est la grande question. Oui bien sûr il a déjà tenté avec succès quelques pas dans les nuages, le déclic est là, mais il manque le grand saut. Et je dois avouer faire partie de cette population.

Les adeptes

Pour le moment quelques uns, demain tous. C’est un peu cette catégorie dans laquelle se situent très peu de DSI, qui ont vraiment franchi le cap et ont arrêté de se torturer en se demandant si c’est bien ou pas. Oui ce paradigme a des sacrés avantages et quelques inconvénients, mais penchons nous sur la dernière population pour voir pourquoi il est bon d’y aller…

Les néophytes convaincus

Lors de cette soirée à HEC, il y avait dans la salle des camarades du mastère global sourcing, avec qui nous partageons une partie des cours. Peu d’entre eux sont réellement au fait des technologies sous-jacentes au concept du cloud, et encore moins aux impacts sociaux professionnels. Néanmoins c’est avec délectation et regret que j’ai observé leur réaction. Avec délectation car ils ressemblaient pour une bonne partie à des enfants devant le sapin de Noël, à qui on explique que leur informatique à partir de maintenant va ressembler à quelque chose de flexible, souple, adaptatif que ce soit en terme de dimensionnement, de capacité et de prix. Et avec regret car en voyant leur réaction je me dis que mon pas dans ce monde de cloud, n’a été qu’un mesure bien timide.

In fine…

Alors oui, je pense qu’il faut écouter les visionnaires. Tout n’est peut-être pas à prendre au pied de la lettre, mais les idées véhiculées ont un réel mérite : nous faire rêver et laisser imaginer un monde meilleur et quand bien même ils se tromperaient, cela aura eu le mérite de nous ouvrir les yeux et d’oser mettre en œuvre un monde dérivé de leur vision. Dernier détail, comme il l’aime à le dire, Naugès est une anagramme de… nuage. Merci beaucoup pour cet instant partagé.

Une réflexion sur “Il est bon d’écouter les visionnaires

  1. Merci, Thomas, pour ce compte rendu sympathique et positif.
    J’ai quand même envie d’y ajouter un point important : Visionnaire, oui, mais très pragmatique aussi. J’ai beaucoup insisté sur un grand nombre de décisions immédiates à prendre, même si elles sont souvent en rupture avec l’existant.

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